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Articles de — janvier 2009

Interview de Jean Pierre GENIN (CESI 82), Créateur et Gérant de la Société de Conseil en Organisation Industrielle ACAP Entreprises, basée à Paris

Jean Pierre, comment as-tu débuté ?

J’ai débuté professionnellement comme dessinateur industriel dans une grande entreprise d’études en ingénierie. L’activité portait sur la conception d’usines clés en main. Mes responsabilités étaient celles d’un chef de projet manageant une dizaine de dessinateurs à Saint Etienne. J’ai vite découvert qu’un parisien arrivant en province devait revoir ses ambitions à la baisse, tant sur les plans des responsabilités que financièrement. Le salaire parisien était supérieur de 30% à celui pratiqué dans la Loire. Il m’est apparu rapidement que mon évolution de carrière serait difficile. C’est alors que l’idée m’est venue de me former dans une école d’ingénieur : le CESI.  Quelle a été ton expérience au CESI ? Je suis entré au CESI, en qualité de « candidat libre », avec un financement du FONGECIF. A la sortie, parmi plusieurs offres d’emploi, j’ai choisi un cabinet de conseil en organisation industrielle. Il m’a fallu environ 3 ans pour devenir un vrai consultant. Les acquis du CESI, tant au niveau des connaissances scientifiques, qu’au plan comportemental ou méthodologique (remise en cause de soi, aptitude au management et au développement de sa capacité à apprendre vite), furent mes véritables points forts. Le CESI n’apprend pas un métier, mais plutôt la manière de l’appréhender et d’y évoluer.   Quand as-tu créé ton entreprise ? Au bout de 10 ans, la redéfinition de la stratégie du cabinet qui m’employait m’a conduit à choisir une autre voie : celle de la création d’entreprise. Avec trois autres collègues, j’ai crée ma propre structure de conseil en organisation industrielle depuis 1993. Les étapes de la création d’entreprise sont nombreuses, telles la rédaction des statuts, la négociation avec les banquiers, l’organisation et l’administration du cabinet, la rédaction et la formalisation des outils de fonctionnement, le développement de ses propres méthodes, la création d’une image et de son logo, et surtout la prospection commerciale. Les dimensions incontournables que doit posséder un chef d’entreprise sont : la gestion financière, le commercial, le social, et la dimension pénale.Puis viennent les étapes difficiles, des décisions douloureuses comme le licenciement. Et puis, heureusement, la prospection commerciale reprend et la croissance revient.La nécessité de la vie de consultant contraint à se remettre en cause et à rechercher des pistes commerciales nouvelles. En effet, un « expert » du métier du conseil se doit d’avoir toujours un « train » d’avance sur son client. De plus, il est très vite apparu vital de construire et d’entretenir un réseau fiable, et d’y consacrer un part importante de son temps.   Quels sont, selon toi, les principaux apports du CESI ?

Les apports scientifiques

L’enseignement dispensé permet d’acquérir une culture scientifique qui va au-delà des connaissances pures. Il permet une prise de conscience de ce que représente une démarche intellectuelle scientifique et de se constituer à la fois un vocabulaire et une compréhension des concepts. Il doit permettre de dialoguer sur un sujet sans se tromper, et ainsi rester professionnellement crédible.

Les apports méthodologiques

Nos compétences et notre force portent, selon moi, essentiellement sur la différentiation et la complémentarité. En effet, les autres écoles d’ingénieurs développent peu la remise en cause personnelle. Le CESI aborde également les techniques de management des hommes de manière très poussée. Les intervenants, dans les différentes matières enseignées, dispensent ce qu’ils appliquent quotidiennement. Cela va donc dans le sens du partage d’expérience, sur lequel l’on peut s’appuyer. Cependant, l’appropriation se fait après la sortie du CESI. Au CESI, on a le droit à l’erreur. En situation professionnelle, cela n’est plus possible, il faut aller vite et ne pas se tromper.  Quels sont les points forts et les points faibles du CESI ? L’expérience que j’ai vécue m’amène à la conclusion suivante : cette école et son enseignement sont formidablement adaptés à la vie professionnelle qui attend les élèves. L’investissement dans le CESI, si on s’y donne à fond, nous donne les bases nécessaires pour devenir un ingénieur à part entière, crédible et opérationnel immédiatement.  Et pour finir, quelques conseils pour nos jeunes élèves ?

  • L’expérience dans le métier du conseil, est un véritable tremplin professionnel. Mais il faut faire attention au « seuil »  de 5 ans. En effet, en deçà, tu peux encore évoluer vers un poste plus opérationnel. Au-delà, tu y restes jusqu’à la fin de ta carrière. Lorsqu’un consultant est contacté par des cabinets de recrutement, son point faible est : son manque d’expérience opérationnelle dans les relations de management, surtout avec les partenaires sociaux.  
  • Ne pas croire que la sortie du CESI marque la fin de l’effort de reconversion ou de formation.Ce n’en est, au contraire, que le début. On possède les bases. Il reste à les consolider et à les développer. L’évolution d’une carrière professionnelle passe nécessairement par une approche qui réclame de la formation au quotidien. Mais derrière la capacité à apprendre et la nécessité de maîtriser le sujet que l’on enseigne, apparaît la force et le pouvoir de la formation. Ce qui me fait dire qu’elle est indispensable.  
  • La notion de réseau professionnel, est essentielle pour tout consultant efficace, est aussi nécessaire à tout ingénieur, quelque soit sont activité professionnelle. 
  • La sortie du CESI pose d’autres questions existentielles, du type « je ferais bien un 3ème cycle ». Il est important de profiter de la fin du cursus au CESI pour mettre en évidence les besoins réels de cette formation complémentaire, par rapport à son projet professionnel.  Si son plan de développement passe par ce type de formation, je pense qu’il faut l’engager au plus tôt. Pour ma part, j’ai découvert tardivement ma passion pour le droit. Ma réflexion initiale était peut être incomplète.

Alors consacrez-vous pleinement à ces séances de réflexion sur votre devenir professionnel, et au séminaire résidentiel qui vous oblige à faire le point sur vous même. Et considérez la mi-temps sportive de ces séminaires résidentiels comme secondaire. Je reste donc convaincu que notre formation au CESI est LA BONNE !   

Elimination des déchets en Ile de France par Hervé Pernin, Coordinateur Déchets à la Délégation régionale Ile de France de l’ADEME

Le Conseil National des Ingénieurs et Scientifiques de France -CNISF - et la Délégation d’Ile de France -DIF- du CNISF vous souhaite une
excellente année 2009 et vous invite à la 1ère conférence de 2009 organisée par la DIF. Les déchets que nous produisons témoignent souvent de l’utilisation non optimisée des ressources naturelles, autrement dit de gaspillages. Leur collecte et leur traitement induisent des coûts particulièrement élevés pour la collectivité et les acteurs économiques ainsi que des impacts sur l’environnement.
S’intéresser à la gestion des déchets, c’est en premier lieu en réduire les quantités. Il convient ensuite d’organiser des systèmes de collecte, puis de valoriser au mieux tout ce qui peut l’être et enfin de traiter la fraction résiduelle dans des installations respectueuses de l’environnement

Chacune des étapes de la gestion des déchets envisagée ci-dessus intéresse l’ingénieur et lui pose des questions techniques que la conférence s’attachera à mettre en perspective après avoir décrit les principales technologies de gestion des déchets. Quelle est la place de l’innovation technique et à quelle étape intervient-elle ? Comment optimiser les systèmes de gestion ? Quels sont les points critiques ?

Le lieu et horaire: le lundi 26 janvier 2009 à 18h00 au Conservatoire National des Arts et Métiers Amphi Jean Prouvé 292, rue Saint-Martin 75003 Paris

De l’intérêt de Netbios et du Wins !

Dans la plupart des entreprises dotées d’infrastructure à base de serveurs Windows, les stations de travail disposent de la couche application NetBios over Ip. Héritage des accords Ibm/Microsoft passés à la fin des années 80, cette application réseau permet de communiquer avec les anciens systèmes Windows tels que Windows 98 et NT4. Dans ce cas, elle est d’ailleurs indispensable pour pouvoir échanger des fichiers.

De la nécessité de NetBios et du Wins

Dès lors que vous ne disposez pas d’un contrôleur de domaine Active Directory, vous devez laisser impérativement fonctionner la couche applicative NetBios sur les stations de travail Windows. Dans ce cas, afin d’éviter le broadcast et de permettre de bien meilleures performances, il est préférable d’installer un serveur Wins et de rattacher via le DHCP les machines à ce serveur.

Dhcp : utiliser la valeur point à point

Au niveau des options du Dhcp, vous avez tout intérêt, dans les options étendues, à passer la valeur de la clé 046 à 0×2, c’est-à-dire en mode p-node (liaison point à point in French). Contrairement au mode hybride (0×8) utilisé par défaut, la résolution de noms Netbios se fait exclusivement par le Wins.

Pouvoir explorer

Mais, dans le cas d’un réseau avec contrôleurs de domaine Active Directory et stations de travail Windows 2000 et supérieurs, y-at-il un intérêt à laisser NetBios over Ip ? Pas simple.Une fois la couche NetBios désactivé, les utilisateurs ne disposeront plus de possibilité d’explorer le réseau à moins que vous n’installiez l’adminpak fourni sur le CD 2003. Un peu risqué tout de même de fournir ce genre d’outils aux utilisateurs ! Sans doute, existe-il une solution plus simple passant par l’inscription d’une Dll quelconque !La machine n’a d’ailleurs pas besoin d’être dans le domaine au sens Active Directory pour pouvoir explorer le réseau. Il vous suffit, dans les propriétés du poste de travail, d’ajouter le suffixe du domaine que vous souhaitez pouvoir explorer. Le suffixe peut aussi être propagé par le serveur Dhcp. Vous devez enfin pouvoir résoudre le nom de domaine en vous rattachant au serveur DNS disposant des zones intégrées Active Directory.

L’application Microsoft-Ds

Le mode de fonctionnement de votre réseau sans NetBios et sans Wins exige des compétences extrêmement pointues. La résolution de noms, comme vous l’aurez compris, se fait alors au travers du Dns. L’authentification et les échanges de datagrammes (dans le cas des échanges de fichiers notamment) se font par l’application Microsoft-Ds : udp et tcp 445. Compte tenu de la présence de nombreux vers qui se diffusent au travers de cette application, pas sûr que nous ayons gagné au change !

Et Samba ?

Samba est le module logiciel sous Linux intégrant la couche applicative NetBios. Dans le fichier de configuration /etc/samba/smb.conf, vous pouvez vous déclarer serveur Wins (wins support = yes) ou vous inscrire à un serveur existant (wins server = x.x.x.x). Vous pouvez aussi inscrire votre machine au contrôleur de domaine Active Directory.  

 

Témoignage de Caroline Van Der Velden, ingénieur Cesi

Avec une formation de base en BTS Biochimiste, j’ai evolué pendant 5 ans au sein d’une start up de biotechnologies. J’ai participé à différents projets de recherche dans le domaine du diagnostic et de la recherche de traitements pour les maladies neuro-dégénératives. J’ai obtenu, en parallèle de mon travail, un diplôme équivalent à un master recherche en biologie. J’ai eu la possibilité de poursuivre en doctorat, mais je ne souhaitais pas me spécialiser dans un domaine trop limité en terme de progression professionnelle. J’ai alors choisi de quitter mon entreprise et d’intégrer la formation d’ingénieur CESI, pour élargir mes possibilités d’évolution. La formation m’a beaucoup apporté, outils de l’ingénieur, gestion de projets, méthodes, mais surtout au niveau humain, une ouverture d’esprit et une capacité d’adaptation qui manque souvent aux cadres en entreprise ! Dans les 3 mois qui ont suivi l’obtention de mon diplôme, j’ai intégré, en tant que Consultante Professional Services, une société qui édite des logiciels pour la gestion des données de recherche en biologie pour l’industrie pharmaceutique. Mon rôle est de comprendre le besoin des utilisateurs, dont je comprends les problématiques et le langage, pour les accompagner dans la mise en place de nos logiciels. Ma formation d’ingénieur me permet d’être efficace dans l’analyse du besoin et sa formalisation, ainsi que dans mes relations avec les clients. Ma vision généraliste me permet de concilier les visions des scientifiques et des informaticiens.

Témoignage de David Malochon, ingénieur Cesi

Ancien Assistant d’Ingénieur Process/Qualité et Industrialisation, cette formation m’a permis d’avoir une approche globale de la vie de l’entreprise, d’acquérir un mode de réflexion différent et structuré face aux problématiques rencontrées, de mettre en place des solutions grâce aux différents outils enseignés, de gérer un projet dans son intégralité suivant les aspects Technique, Organisationnel, Humain et Economique, de développer une capacité à manager, conduire des réunions et des groupes de travail. Aujourd’hui, Ingénieur Méthode, j’ai une réelle reconnaissance professionnelle, un rôle consultatif et décisionnel dans l’entreprise, plus de responsabilité et acquis plus de confiance en moi.»