Articles de — octobre 2009
Sondage Ipsos – Cesi – Liaisons Sociales – BFM :1ère vague de l’Observatoire de l’Entreprise
Ipsos et le CESI publient aujourd’hui en partenariat avec Liaisons Sociales et BFM les résultats d’une étude réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 1000 salariés et de 400 dirigeants d’entreprise, interrogés du 17 au 27 août 2009.
Les chefs d’entreprise restent extrêmement pessimistes sur leur niveau d’activité. Tous comme les salariés, ils n’envisagent pas une sortie de crise avant environ un an. Si les salariés se montrent compréhensifs face aux mesures anti crises prises dans l’entreprise, le climat social pourrait toutefois rapidement se détériorer.
Plus d’un chef d’entreprise sur trois table toujours sur une baisse de son activité dans les 6 prochains mois (34%). Pour 24% d’entre eux, cette baisse d’activité devrait être modérée, et pour 10% importante. Si l’industrie reste le secteur le plus fortement touché (42%), le BTP est désormais dans la tourmente (39%). Premiers signes d’une normalisation de la situation, près d’un entrepreneur sur deux pense toutefois que son activité sera stable (47%). La part des entrepreneurs envisageant une phase de croissance reste quant à elle faible (15%).
Des chefs d’entreprise prudents dans leur diagnostic de la santé de leur entreprise. Certes les chefs d’entreprise se disent majoritairement optimistes quant au maintien de l’emploi dans leur entreprise (70%). Pourtant, avec seulement 13% de « très optimistes » et 25% de pessimistes, ces chiffres ne sont guère rassurants. Ils restent également très prudents quant au développement économique de leur secteur d’activité (50% d’optimistes dont seulement 3% de « très optimistes »). En revanche, ils se montrent clairement pessimistes en ce qui concerne l’augmentation des salaires ou du pouvoir d’achat de leurs salariés (57%) ou la capacité d’embauche de leur entreprise (62%).
Les salariés rejoignent les chefs d’entreprise sur leur diagnostic. Les salariés font globalement le même constat, et ce quelle que soit leur catégorie socioprofessionnelle. Ils sont optimistes à l’égard du maintien de l’emploi dans leur entreprise (77% dont 53% « plutôt ») et du développement économique de leur secteur (56% dont 50% « plutôt »). Mais ils font clairement preuve de pessimisme en ce qui concerne la capacité à embaucher de leur entreprise (70% dont 27% de « très pessimistes ») et surtout de l’augmentation de leur salaire ou de leur pouvoir d’achat (78% dont 33% de « très pessimistes »).
Salariés comme chefs d’entreprise ne prévoient pas de reprise avant un an.
Chefs d’entreprise et salariés se rejoignent également sur le nombre de mois avant la reprise, avec une légère tendance à davantage d’optimisme chez les salariés (11 mois contre 13 mois selon les chefs d’entreprise).
Des salariés qui face aux mesures anti-crise prises dans leur entreprise se montrent pour le moment plutôt compréhensifs. Face à ces mesures, les salariés se montrent certes inquiets (19%) mais aussi motivés (18%), compréhensifs (17%) et solidaires (16%). Malgré les images médiatiquement très fortes de conflits du travail radicalisés, le mécontentement arrive assez loin (10%). Les salariés se montrent par ailleurs confiants dans la capacité de leurs dirigeants à faire face à la crise (69% dont 16% « tout à fait confiance »).
Un climat social qui pourrait très rapidement se détériorer. Aujourd’hui, la principale préoccupation professionnelle des salariés pour les 6 prochains mois est le maintien de leur emploi (30%). Si le pacte de confiance entre chefs d’entreprise et salariés tient pour le moment, c’est vraisemblablement parce que les entreprises ont encore majoritairement réussi à préserver l’emploi. Pour cette raison, près de 7 salariés sur 10 (69%) considèrent que le climat social actuel est bon dans leur entreprise. Mais si l’emploi n’est pas maintenu, la situation pourrait très rapidement dégénérer en conflit social : près d’un salarié sur deux (48%) déclare que si un mouvement de grève se développait au sein de son entreprise, il aurait envie d’y participer.
Des concessions temporaires sur les salaires. Si des concessions sont faites le temps de la crise, la patience et la compréhension ne seront plus les seules options lorsque la reprise économique s’amorcera. L’augmentation des salaires est la deuxième préoccupation des salariés après le maintien de l’emploi. C’est aussi l’élément sur lequel ils sont les plus pessimistes (78%). Avec un début de reprise, mobilisations et départs sont susceptibles de se multiplier.
Préparer la sortie de crise par la formation. Pour les salariés comme les chefs d’entreprise, dans le contexte actuel, la formation est avant tout un moyen de développer ses compétences pour préparer la sortie de crise (45% des chefs d’entreprise, 39% des salariés), d’autant plus qu’une majorité de chefs d’entreprise dit avoir, avec la crise, incité leurs salariés à développer de nouvelles compétences (60%).
Le commentaire de Jacques Barhy, directeur général du groupe CESI :
« Le tissu social des entreprises tient encore bon, et le degré de confiance est assez élevé face aux conséquences de la crise. Cependant le climat peut se fissurer très vite si l’emploi se détériore encore ! A l’inverse, en cas de reprise, les revendications salariales, mises au second plan avec la crise, ressurgiront aussitôt. Plus que jamais tout repose sur la qualité de la GRH et du management »
Tous les tableaux de résultats et leur analyse sont disponibles sur www.cesi.fr et www.ipsos.fr.
Le changement climatique : vérités scientifiques
Le comité environnement du CNISF organise 4 séminaires pour répondre à toutes les questions que vous vous posez sur le
changement climatique : vérités scientifiques et contre-vérités
La 1ère réunion a eu lieu mardi 15 septembre dernier avec pour thème : L’histoire du climat de la terre depuis 4 milliards d’années.
Les prochaines réunions : mardi 13 octobre 2009 :
Effet de serre, les modèles climatiques globaux et leur évolution, les couplages entre le climat et les cycles biogéochimiques. Les limites de la modélisation. Le sujet sera traité conjointement par :
Pascale Braconnot du Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement du CEA. Elle est la coordinatrice du développement du modèle de climat de l’Institut Pierre Simon Laplace (IPSL,
CNRS), l’un des modèles utilisés par le GIEC.
Jean‐Louis Dufresne, directeur adjoint de l’IPSL, responsable du pôle modélisation du climat.
mardi 10 novembre 2009 :
Les modèles climatiques régionalisés, résultats et discussion des incertitudes.
mardi 15 décembre 2009 :
Le CO2 et le changement climatique, quelles influences pour les océans ?
Elles seront animées par Mme Pascale Braconnot (Laboratoire des Sciences du Climat et de
l’Environnement du CEA) et par M. Michel Bruder (Président du Comité Environnement du CNISF).
Toutes les réunions se tiendront au CNAM de 14h30 à 17h00 (292 rue Saint‐Martin ou 2 rue Conté ‐ 75003 Paris).Inscription en ligne (Séminaires gratuits, inscription obligatoire dans la limite des places disponibles) Plus d’information sur le site du CNISF : www.cnisf.org
François BLIN,
Délégué Général du CNISF
Observatoire des entreprises : regards croisés de dirigeants et de salariés : le pacte social de l’entreprise à l’épreuve de la crise
Hubert Bouchet, Président des Amis du Cesi, membre du Conseil Economique, Social et Environnemental,
Jacques Bahry, Directeur Général du Groupe Cesi Françoise Maris, Directeur du Cesi Ile-de- France/Centre ont le plaisir de vous convier à une Table Ronde de présentation et d’échanges autour des premiers résultats du nouveau baromètre semestriel CESI, IPSOS, LIAISONS SOCIALES BFM.
Observatoire des Entreprises - Regards croisés de dirigeants et de salariés.
Dans la conjoncture actuelle de dégradation du marché de l’emploi et de panne de l’ascenseur social, il a pour objet de suivre à intervalles réguliers
l’évolution de la perception tant des salariés que des chefs d’entreprises sur l’employabilité, sur l’emploi et le climat social.
Exia.cesi et Microsoft la rencontre de deux savoirs
L’école supérieure d’informatique du Cesi, exia.cesi, atrouvé avec Microsoft la solution adaptée pour offrir à ses étudiants un environnement de travail identique à celui des entreprises.
plus d’information : presse-dp-final-microsoft-091.pdf
Un apprenti Ei.Cesi à l’Elysée
Un apprenti du centre ei.cesi d’Angoulême a été invité le 15 juillet dernier à participer à l’allocution du Président de la République sur l’apprentissage en France. Monsieur Sarkozy a convié 51 PDG des plus grandes entreprises françaises à venir assister à l’Elysée, avec 10 apprentis de leur Groupe, a son discours.
Pour le groupe EADS, c’est Alexandre Affre qui a été choisi avec 9 autres apprentis. Alexandre poursuit des études d’ingénieur généraliste à l’ei.cesi d’Angoulême. Il termine sa 3ème année et est actuellement en apprentissage chez Astrium (filiale d’EADS spécialisée dans l’aéronautique, l’espace et la défense) dans le service AIT Instruments (Assemblage Intégration et Tests) du Département Observation de la Terre et Observations Scientifiques.
Cette journée lui a permis de rencontrer d’autres PDG et de discuter avec eux de ses études et surtout des qualités et des compétences essentielles pour réussir cette formation.
Le discours concernait l’ensemble du système d’apprentissage, du CAP au diplôme d’ingénieur, avec la promesse d’augmenter les embauches d’apprentis et une aide financière accrue de l’Etat.
Retrouvez le discours sur le site de l’Elysée, à l’adresse suivante :http://www.elysee.fr/webtv/ Contact : Delphine Campagnac
